LES LUTINS D'IRIS


Naissance de la chatterie

Il fallait maintenant le faire cohabiter avec Tigri, un très beau chat de gouttière brown mackerel tabby de 13 ans.

Sur les conseils d’un vétérinaire comportementaliste, nous avons mis chaque chat dans une pièce différente, puis nous les avons permutés sans qu’ils se voient. Ils ont ainsi découvert l’odeur de l’autre. Plus tard nous avons imprégné la fourrure d’Iris avec l’urine de Tigri pour que celui-ci reconnaisse sa propre odeur sur le chaton et ainsi  mieux l’accepter !

Pourtant Tigri a bien craché un peu, et protesté par des vocalises qui évoquaient plus le feulement du tigre que le miaulement du matou. Au bout de quelque jours, Iris pouvait jouer avec la queue de Tigri et s’endormir contre lui sous notre regard attendri.

Iris de la Gavulin est entré dans ma vie un soir de juillet 1993. Il venait de Toulouse, en voiture, par une journée torride; Sandrine, ma fille aînée, l’avait baigné toutes les heures durant le long voyage pour éviter un coup de chaleur.

C’est donc un chaton tout mouillé mais pas trop éprouvé par la canicule et le voyage que j’ai découvert avec une très grande émotion.

Très vite il a séché et j’ai pu caresser sa fourrure si soyeuse.

Ses yeux m’ont fascinée. Je n’avais jamais vu de Birmans « en vrai » mais je rêvais d’en avoir un depuis si longtemps ! C’était un superbe chaton seal point.


Notre Birman fit sa première exposition le jour de ses deux ans. Le juge nous expliqua que c’était un beau représentant de la race  et qu’il méritait de reproduire pour transmettre son superbe profil romain et sa puissante morphologie, sans oublier son caractère adorable.

D’expositions en expositions, il conquit ses titres de champion. Mais pour faire des chatons, il faut être deux et c‘est ainsi que nous nous mîmes en quête d’une chatte aux yeux d’un bleu profond et à la fourrure somptueuse. Il fallut  neuf mois de patience et de sagesse pour ne pas craquer devant les chatonnes qui nous faisaient les yeux doux, mais dont les critères ne correspondaient pas à ceux que nous souhaitions pour la fiancée idéale d’Iris.



Enfin, en janvier 1996, Lutine du Val d’Izé venait bouleverser notre vie.

L’aventure birmane prenait un nouveau tournant..

Iris fut merveilleux de prévenance, d’attention, avec la petite chatte; Il eut une attitude presque ‘’maternelle’’, la surveillant, la protégeant, s’interposant entre elle et Tigri si ce dernier protestait trop fort. Il accourait si Icare, un magnifique chien Eurasier, se montrait un peu brutal dans le jeu. Quel fabuleux spectacle de les voir jouer ensemble dans l’arbre à chats. Je me réveillais la nuit pour les admirer, ne me lassant  pas du spectacle de leurs jeux, de leurs attitudes si élégantes.

Puis Iris commença à regarder Lutine autrement et je pris la décision de lui faire porter une culotte de bébé ‘’ trouée pour le passage de la queue ‘’ pour qu’il puissent encore jouer ensemble, sans prendre le risque d’une saillie trop précoce.


Lutine eut ses premières chaleurs à six mois. Ses miaulements nocturnes étaient bien sonores et perturbaient notre sommeil; mais mon mari ne voulait pas que je l’éloigne : « elle va s’endormir, elle est si mignonne » disait-il.

Lutine avait fait sa conquête. Comment résister à son regard si expressif, à ses câlins si tendres, à sa fourrure merveilleuse ?

Puis elle fut en âge d’aller en exposition: À Chartres, au Birman Breed Congress, elle s’imposa devant deux superbes mâles, l’un red-point, l’autre blue-lynx-point, faisant l’admiration de la juge américaine  Connie WEBB. À Bourges aussi elle gagnera une finale TICA avec Steven SAVANT, devenant ainsi championne TICA.


C’est alors que nous choisîmes notre affixe : LES LUTINS d’IRIS, en l’honneur de nos deux premiers Birmans



Le 3 février 1997, Lutine donna naissance à quatre superbes chatonnes : Nutsy, Nellya, Newty et Nahmsy. Elle fut une mère admirable, m’appelant à l’aide jusqu’à ce que comprenne qu’un de ses bébés ne tétait pas tout seul.

Mais fallait-il intervenir ou non ? Je l’ignorais. Très tard le soir, je réussis à joindre notre docteur vétérinaire, qui nous donna les bons conseils.


Sophie, notre plus jeune fille, réussit enfin à ‘’brancher ‘’ Nutsy sur une mamelle après plusieurs heures de grande inquiétude. Nous pouvions voir les flancs du bébé se regonfler peu à peu. Était-elle sauvée ?

Je réglais mon réveil toutes les deux heures pour accrocher Nutsy à la mamelle de sa mère. Heureusement le lendemain matin, la jeune maman et ses quatre bébés se portaient à merveille. Vous parlerais-je des longs moments que je passais à genoux devant le carton de maternité à donner à manger à Lutine, des croquettes dans ma main, tandis qu’elle allaitait ses chatons, ou encore des nombreux biberons que je donnais aux bébés pour compléter l’allaitement maternel ?

Chaque matin, je pesais les chatonnes, je vérifiais qu’aucune griffe n’ait égratigné un oeil, je soignais le cas échéant.

Tant d’amour et d’efforts furent récompensés lorsqu’à Charleroi, en Belgique, non seulement ‘’Les Lutins d’Iris’’ remportaient le ‘best portée’, mais la jeune mère obtenait le ‘best in show’, à dix semaines seulement de la naissance des chatons. C’est avec joie et fierté que je recevais les félicitations des juges pour l’état exceptionnel de la jeune maman et la qualité de ma première portée.

A l’exposition de Montargis, en mai 1997, Newty, Nutsy, et surtout Namhsy étaient sélectionnées et primées par les juges pour leur beauté et leurs qualités. Quelle jolie portée !


Iris et Lutine pouvaient déjà être fiers de leurs premiers ‘Lutins’


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